10.05.2007

Délocalisations, RH, Schémas d'Opposition

Ici une note de l'Usine Nouvelle sur les "Points Chauds" en France. Après les élections présidentielles, la question se pose des possibles résolutions des problèmes de l'industrie. Dans le cadre des Ressources Humaines, les responsables ont fort à faire avec les schémas d'opposition qui adossent employés et patrons. Délocalisations, solution ? Lean, trop tard ?

Il n'est jamais trop tard pour prendre de bonnes décisions. Le rétablissement d'un dialogue social sain et l'apprentissage par tous de méthodes d'organisation représentent des avancées incontestables. La standardisation des postes de travail, la compréhension par tous des enjeux majeurs de l'entreprise et la convergence des employés dans un esprit d'amélioration continue peuvent pallier les manques actuels de l'industrie française.

"116 points chauds, 35 000 salariés menacés
C’est une carte exclusive que «L’Usine Nouvelle» a réalisée et qui met en lumière la dramatique situation du tissu industriel français. Avec nos correspondants régionaux, nous avons recensé 116 usines menacées en France.
116 points chauds, 35 000 salariés menacés

Cette enquête rappelle, région par région, les principaux « points chauds » majeurs : fermetures, restructurations en cours -ou probables- d’au moins 100 salariés.

Dans l’aéronautique et l’automobile, les restructurations s’enchaînent chez les équipementiers, fournisseurs et sous-traitants, les deux constructeurs restant discrets sur leurs projets de réductions d’effectifs. Dans le textile, les derniers bastions alsacien et lorrain s’écroulent. Dans l’électronique, les dernières grandes unités annoncent de lourds plans sociaux en rafale. Le secteur agroalimentaire n’est pas épargné.

Soit 116 « bombes à retardements » pour le futur gouvernement, qui touchent près de 35 000 salariés. C’est aussi cette France qui a voté Nicolas Sarkozy."

<script src="http://www.google-analytics.com/urchin.js" type="text/javascript">
</script>
<script type="text/javascript">
_uacct = "UA-1738884-1";
urchinTracker();
</script>

30.03.2007

Le Kaizen, le Lean Manufacturing et les PME

A l'heure où les candidats parlent d'une refonte totale des structures de l'économie et des industries, je propose aujourd'hui de renouveler nos points de vue sur la question. 
Plus des trois-quarts des entreprises en France comptabilisent moins de 10 employés. Alors pourquoi continuer à penser que les outils de management se résument aux actions des "grands patrons" et aux malversations financières qu'on leur prête ?
Le Kaizen et le Lean Manufacturing s'appliquent particulièrement bien dans le cadre des petites structures notamment dans les PME de 50 à 100 employés. En effet, dans ces entreprises, la démarche de progrès continu qu'implique le Kaizen s'y insère particulièrement bien.
Les outils du Lean Manufacturing, à savoir les 6 Sigma, le 5S, le SMED sont des méthodes progressives qui intègrent tous les membres de l'entreprise et permettent de renforcer le consensus social et réduire les schémas d'opposition.
Ayant moi-même une expérience dans les PME, je me rends compte qu'il est, sinon facile, du moins assez commode de réduire les conflits sociaux et proposer des solutions qui donnent à chacun une meilleure appréhension de l'entreprise, de son travail personnel, des enjeux qui dirigent le marché.

14.03.2007

Réduire les conflits sociaux

Quand j'aide des entreprises à élaborer un projet Kaizen, je fais participer tous les employés. C'est le propre d'un chantier Kaizen de mettre en place une stratégie collaborative et participante. Il y a une participation démocratique de chacun à la bonne marche de l'entreprise. Au Japon, on voit particulièrement bien les bienfaits de cette démarche.

Ici, en France, on a peu cette culture de participation égale de tous à un projet. On fait plutôt appel à des "experts". Seulement, je crois qu'en adaptant ce point de vue à l'Etat, on parviendrait à des résultats plus heureux. Il faut comprendre que ce n'est pas le petit intérêt personnel qui est visé, mais bien plutôt l'intérêt de chacun grâce à la participation de tous.

Dans les entreprises qui expérimentent le Kaizen, il y a une feuille de propositions, et non pas de réclamations pour que chacun exprime ses pensées et ses idées sur les projets en cours et futurs. Pourquoi ne pas faire la même chose ? A plus grande échelle, mais aussi en respectant des modalités humaines. Par exemple, construire ces projets au niveau des communes ou des quartiers, et les faire remonter vers le pouvoir central.